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    <title><![CDATA[boutique-defaut-wizishop-art]]></title>
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    Librairie juive en ligne . 5000 ans de tradition livrés chez vous en un clic !        <meta property="og:image" content="https://media.cdnws.com/_i/240620/685/3206/86/anaelle-judaica-1.png"/>
        <description>Librairie juive en ligne . 5000 ans de tradition livrés chez vous en un clic !</description>
    <pubDate>Tue, 09 Jun 2026 19:42:33 +0200</pubDate>
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    <copyright>WiziShop</copyright>
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                <title><![CDATA[MENORAH, HANOUKIA :  7 OU 9 BRANCHES, QUELLE DIFFERENCE ?]]></title>
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                <pubDate>Sun, 20 Feb 2022 12:55:20 +0100</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Anaëlle]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[Objet symbolique et traditionnel de quasiment tous les foyers juifs, le chandelier, ou menorah, si vous êtes bien attentif,  n'a pas toujours le même nombre de branches. 

Le mot menorah est un mot en hébreu qui vient de la racine nour et qui signifie comme en arabe "lumière". Bref  la menorah contient et diffuse de la lumière.  

La menorah traditionnelle comporte 7 branches car elle représente fidèlement le chandelier qui se trouvait au Temple de Jérusalem et qui était en permanence allumé. Sa construction est prescrite dans le texte de la Torah ( exode 25 versets 31-40), d'abord en lien avec le Tabernacle du désert, puis avec le Temple : 

"Tu feras un chandelier d'or pur; ce chandelier sera fait d'or battu; son pied, sa tige, ses calices, ses pommes et ses fleurs seront d'une même pièce. Six branches sortiront de ses côtés, trois branches du chandelier de l'un des côtés, et trois branches du chandelier de l'autre côté. Il y aura sur une branche trois calices en forme d'amande, avec pommes et fleurs, et sur une autre branche trois calices en forme d'amande, avec pommes et fleurs; il en sera de même pour les six branches sortant du chandelier...Tu feras ses sept lampes, qui seront placées dessus, de manière à éclairer en face. Ses mouchettes et ses vases à cendre seront d'or pur. On emploiera un talent d'or pur pour faire le chandelier avec tous ses ustensiles 

Malheureusement le chandelier du Temple disparut définitivement avec la conquête de Jérusalem par Titus et la destruction du second Temple pendant la guerre de Judée entre 66 et 70 de l'ère commune. Vous pouvez voir à Rome, l'arc de Titus, un arc de Triomphe sur lequel est sculpté la prise de Jerusalem et l'armée romaine portant la Menorah volée au Temple. Cela démontre que les Romains eux-même étaient conscients de l'importance de cet objet du Culte pratiqué dans le Temple. 

On représente généralement la menorah avec un axe central et trois arcs de cercle qui forment les 6 autres branches. Cependant Maïmonide, grand savant séfarade du 12e siècle né en Espagne et mort en Egypte, pensait que la forme de la menorah était différente, constituée d'un axe central et de 6 branches droites et obliques, en diagonale, formant une sorte de Y.  

Les rabbins aujourd'hui ont une position assez stricte sur la présence d'un chandelier à 7 branches ou menorah dans un foyer juif... Ce qui est sûr aujourd'hui c'est qu'un Juif peut posséder une menorah mais n'a pas pas le droit de l'allumer, car cela reviendrait à tenter de reproduire l'usage du culte au Temple qui n'a plus lieu d'être. 

Maintenant évoquons le chandelier à 9 branches ou hanoukia. C'est le symbole même de la fête de Hanouka que nous célébrons au mois de décembre, à partir du 25 Kislev, très souvent au même moment que les fêtes de Noël pour les chrétiens. Bref beaucoup de lumière pour tous à cette époque de l'année ! 

Hanouka חנוכה, qui signifie "édification" ou "inauguration" en hébreu, commémore la réappropriation et l'inauguration du Second Temple de Jérusalem, en 165 avant l'ère commune. Cette fête est un hommage à la famille juive des Maccabim ou Macchabées, qui est parvenue avec ses troupes à prendre le dessus sur le roi Antiochus IV et son armée qui avaient empêché pendant plusieurs années les juifs d'y établir le culte. Cette victoire symbolise la résistance spirituelle du judaïsme à l'assimilation grecque, car à cette époque la culture hellenistique avait beaucoup influencé les Juifs, dans les coutumes comme dans les idées. 

Selon la tradition, lorsque les troupes de Judah maccabée pénétrèrent dans le Temple, il n'y avait plus d'huile pure pour allumer la menorah à 7 branches. Se produisit alors le miracle de la fiole d'huile retrouvée intacte, permettant aux prêtres du Temple de faire brûler pendant huit jours une quantité d'huile à peine suffisante pour une journée seulement. 

Voilà pourquoi nous utilisons pendant la fête de Hanouka une menorah à 9 branches ou hanoukia nous permettant à l'aide de la bougie centrale d'allumer les 8 autres bougies symbolisant les 8 jours du miracle. Notons que le courant spirituel Loubavitch a retenu l'avis de Maïmonide et utilise des hanoukiot en forme de Y.  

En tout cas quel que soit votre choix, maintenant que vous connaissez la symbolique de chaque chandelier, je vous laisse découvrir sur notre site de beaux chandeliers à 7 branches et à 9 branches, ainsi que des bougies et des fioles d'huile ! 
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                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:15px;"><span><strong>Objet symbolique et traditionnel</strong> de quasiment tous les foyers juifs, <strong>le chandelier, ou <em>menorah</em>, si vous êtes bien attentif,  n'a pas toujours le même nombre de branches.</strong></span></span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><span>Le mot <em>menorah </em>est un mot en hébreu qui vient de la racine <em>nour </em>et qui signifie comme en arabe "lumière". <strong>Bref  la menorah contient et diffuse de la lumière. </strong></span></span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><span>La <em><strong>menorah </strong></em>traditionnelle <strong>comporte 7 branches car elle représente fidèlement le chandelier qui se trouvait au Temple de Jérusalem </strong>et qui était en permanence allumé. Sa construction est prescrite dans le texte de la Torah ( exode 25 versets 31-40), d'abord en lien avec le Tabernacle du désert, puis avec le Temple :</span></span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><span><span style="color:rgb(0, 19, 32)">"Tu feras un chandelier d'or pur; ce chandelier sera fait d'or battu; son pied, sa tige, ses calices, ses pommes et ses fleurs seront d'une même pièce. Six branches sortiront de ses côtés, trois branches du chandelier de l'un des côtés, et trois branches du chandelier de l'autre côté. Il y aura sur une branche trois calices en forme d'amande, avec pommes et fleurs, et sur une autre branche trois calices en forme d'amande, avec pommes et fleurs; il en sera de même pour les six branches sortant du chandelier...</span><span style="color: rgb(0, 19, 32);">Tu feras ses sept lampes, qui seront placées dessus, de manière à éclairer en face. </span><span style="color: rgb(0, 19, 32);">Ses mouchettes et ses vases à cendre seront d'or pur.</span><span style="color: rgb(0, 19, 32);"> </span><span style="color: rgb(0, 19, 32);">On emploiera un talent d'or pur pour faire le chandelier avec tous ses ustensiles</span></span></span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><span>Malheureusement <strong>le chandelier du Temple disparut définitivement avec la conquête de Jérusalem par Titus</strong> et la destruction du second Temple pendant la guerre de Judée <strong>entre 66 et 70 de l'ère commune</strong>. Vous pouvez voir à Rome, l'arc de Titus, un arc de Triomphe sur lequel est sculpté la prise de Jerusalem et l'armée romaine portant la <em>Menorah </em>volée au Temple. Cela démontre que les Romains eux-même étaient conscients de l'importance de cet objet du Culte pratiqué dans le Temple.</span></span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><span>On représente généralement la menorah avec <strong>un axe central et trois arcs de cercle</strong> qui forment les 6 autres branches. Cependant <em><strong>Maïmonide</strong></em>, grand savant séfarade du 12e siècle né en Espagne et mort en Egypte, <strong>pensait que la forme de la menorah était différente</strong>, constituée d'un axe central et de 6 branches droites et obliques, en diagonale, <strong>formant une sorte de Y</strong>. </span></span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><span>Les rabbins aujourd'hui ont une position assez stricte sur la présence d'un chandelier à 7 branches ou menorah dans un foyer juif... Ce qui est sûr aujourd'hui c'est qu'<strong>un Juif peut posséder une menorah mais n'a pas pas le droit de l'allumer</strong>, car cela reviendrait à tenter de reproduire l'usage du culte au Temple qui n'a plus lieu d'être.</span></span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><span>Maintenant <strong>évoquons le chandelier à 9 branches ou <em>hanoukia</em></strong>. C'est le <strong>symbole même de la fête de <em>Hanouka</em></strong><em> </em>que nous célébrons au mois de décembre, à partir du 25 <em>Kislev</em>, très souvent au même moment que les fêtes de Noël pour les chrétiens. Bref <strong>beaucoup de lumière pour tous à cette époque de l'année</strong> !</span></span></p>

<p><span style="font-size:15px;">Hanouka חנוכה, qui signifie "édification" ou "<strong>inauguration</strong>" en hébreu, commémore la réappropriation et l'inauguration du Second Temple de Jérusalem, <strong>en 165 avant l'ère commune</strong>. Cette fête est un <strong>hommage à la famille juive des <em>Maccabim </em>ou Macchabées, qui est parvenue avec ses troupes à prendre le dessus sur le roi Antiochus IV et son armée</strong> qui avaient empêché pendant plusieurs années les juifs d'y établir le culte. <strong>Cette victoire symbolise la résistance spirituelle du judaïsme à l'assimilation grecque, </strong>car à cette époque la culture hellenistique avait beaucoup influencé les Juifs, dans les coutumes comme dans les idées.</span></p>

<p><span style="font-size:15px;">Selon la tradition, <strong>lorsque les troupes de <em>Judah maccabée</em> pénétrèrent dans le Temple,</strong> <strong>il n'y avait plus d'huile pure</strong> pour allumer la menorah à 7 branches. Se produisit alors <strong>le miracle de la fiole d'huile retrouvée intacte</strong>, permettant aux prêtres du Temple de faire brûler pendant<strong> huit jours </strong>une quantité d'huile à peine suffisante pour une journée seulement.</span></p>

<p><span style="font-size:15px;">Voilà pourquoi nous utilisons pendant la fête de <em>Hanouka</em> une <strong>menorah à 9 branches ou hanoukia</strong> <strong>nous permettant à l'aide de la bougie centrale d'allumer les 8 autres bougies symbolisant les 8 jours du miracle</strong>. Notons que le courant spirituel Loubavitch a retenu l'avis de <em>Maïmonide </em>et utilise des <em>hanoukiot </em>en forme de Y. </span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><span>En tout cas quel que soit votre choix, maintenant que vous connaissez la symbolique de chaque chandelier,<strong> je vous laisse découvrir sur notre site de beaux chandeliers à 7 branches et à 9 branches, ainsi que des bougies et des fioles d'huile !</strong></span></span></p><img src="https://www.anaellejudaica.fr/_i/240620/351/3130/54/hanoukia-anaelle-judaica.jpeg" alt="hanoukia-anaelle-judaica" />]]></content:encoded>
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                        <item>
                <title><![CDATA[AVEZ-VOUS DIT BIBLE OU TORAH ?]]></title>
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                <pubDate>Sun, 20 Feb 2022 12:55:12 +0100</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Anaëlle]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[Beaucoup de lecteurs se demandent ce que désignent Torah, Houmach, Tanakh, Bible... 

Il faut tout d'abord préciser que tout un chacun connait la Bible Juive sans forcément le savoir puisque la Bible Juive a été reprise dans la Bible Chrétienne. En effet, la Bible Chrétienne comprend la Bible Juive (ancien Testament ou Tanakh) et les Evangiles. Cette précision établie, découvrons la Bible Juive, ou Bible hébraïque. 

La Bible Juive ou Ancien Testament ou Tanakh est constituée de 24 livres : 

    - la Torah ou Pentateuque (grec signifiant cinq) ou Houmach (hébreu signifiant cinq), avec les cinq livres dits de Moïse, de la création du Monde à la sortie des Hébreux d'Egypte, au seuil de la Terre Promise en Israël et les discours de Moïse avant son décès. Les cinq livres se nomment : la Genèse - Berechit, l'Exode - Chemot, le Lévitique - Vayikra, les Nombres - Bamidbar et le Deutéronome - Devarim. 

    - les  Neviim (prophètes en hébreu), Josué, Jérémie, Ezechiel, Samuel... 

    - les Ketouvim (écrits en hébreu), Psaumes, Esther, Job, Proverbes de Salomon, Daniel... 

  

Et donc le TaNaKH reprend les trois premières lettres de chacune des parties Torah, Neviim, Ketouvim. Le Canon Juif (ou textes retenus par la Tradition) n'est pas tout à fait le même que le Canon catholique ou protestant. L'ordre n'est pas le même et par exemple, nous n'avons pas dans le Judaisme le texte des Machabées qui relate l'histoire de Hanoucca ! En revanche, il est repris dans les Bibles chrétiennes, assez incroyable non ? 

Puisque nous partageons pratiquement le même texte que le monde chrétien, notre valeur ajoutée (pardonnez-moi l'expression !) réside dans nos compilations de commentaires rabbiniques traduites en français, fort nombreuses aujourd'hui et de grande diversité ! Vous trouverez sur notre site, par exemple, des midrachim et enseignements des rabbins du Talmud, les commentaires médiévaux de Rachi, le Rabbin de Troyes en Champagne qui est la principale source d'étude pour les Juifs du monde entier (cocorico, un frenchie), des éclairages et approfondissements des Sages et rabbins allemands, espagnols, italiens, marocains... du 11ème au 20ème siècle. De nouveaux commentaires traditionnels ou contemporains traduits en français voient régulièrement le jour et ce sont des sources inépuisables de découverte et d'apprentissage. 

Vous trouverez sur notre site, à la catégorie "Torah / Bible" Page 4 - TORAH / BIBLE - Anaëlle Judaica (anaellejudaica.fr)  toutes les versions juives de l'Ancien Testament, puis aussi dans les sous-catégories "commentaires Torah" et "commentaires Nakh / Prophètes Hagiographes", toute une sélection commentaires et enseignements ! 
]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<img src="https://www.anaellejudaica.fr/_i/240620/p{200}-215/888/17/hebreu.jpeg" alt="hebreu" /><p><span style="font-size:15px">Beaucoup de lecteurs se demandent ce que désignent Torah, Houmach, Tanakh, Bible...</span></p>

<p><span style="font-size:15px">Il faut tout d'abord préciser que tout un chacun connait la <strong>Bible Juive</strong> sans forcément le savoir puisque la Bible Juive a été reprise dans la Bible Chrétienne. En effet, la Bible Chrétienne comprend la Bible Juive (ancien Testament ou <em>Tanakh</em>) et les Evangiles. Cette précision établie, découvrons la Bible Juive, ou Bible hébraïque.</span></p>

<p><span style="font-size:15px">La Bible Juive ou Ancien Testament ou <em>Tanakh </em>est constituée de 24 livres :</span></p>

<p><span style="font-size:15px">    - la <strong>Torah </strong>ou Pentateuque (grec signifiant cinq) ou Houmach (hébreu signifiant cinq), avec les cinq livres dits <em>de Moïse, </em>de la création du Monde<em> </em>à la sortie des Hébreux d'Egypte, au seuil de la Terre Promise en Israël et les discours de Moïse avant son décès. Les <strong>cinq livres se nomment</strong> : la Genèse - Berechit, l'Exode - Chemot, le Lévitique - Vayikra, les Nombres - Bamidbar et le Deutéronome - Devarim.</span></p>

<p><span style="font-size:15px">    - les  <em>Neviim </em>(<strong>prophètes </strong>en hébreu), Josué, Jérémie, Ezechiel, Samuel...</span></p>

<p><span style="font-size:15px">    - les <em>Ketouvim</em> (écrits en hébreu), Psaumes, Esther, Job, Proverbes de Salomon, Daniel...</span></p>

<p> </p>

<p><span style="font-size:15px">Et donc le TaNaKH reprend les trois premières lettres de chacune des parties Torah, Neviim, Ketouvim. Le <strong>Canon Juif</strong> (ou textes retenus par la Tradition) n'est pas tout à fait le même que le Canon catholique ou protestant. L'ordre n'est pas le même et par exemple, nous n'avons pas dans le Judaisme le texte des Machabées qui relate l'histoire de <em>Hanoucca</em> ! En revanche, il est repris dans les Bibles chrétiennes, assez incroyable non ?</span></p>

<p><span style="font-size:15px">Puisque nous partageons pratiquement le même texte que le monde chrétien, notre valeur ajoutée (pardonnez-moi l'expression !) réside dans nos <strong>compilations de commentaires rabbiniques</strong> traduites en français, fort nombreuses aujourd'hui et de grande diversité ! Vous trouverez sur notre site, par exemple, des midrachim et enseignements des rabbins du Talmud, les commentaires médiévaux de <strong><em>Rachi</em>, le Rabbin de Troyes en Champagne qui est la principale source d'étude pour les Juifs du monde entier</strong> (cocorico, un frenchie), des éclairages et approfondissements des Sages et rabbins allemands, espagnols, italiens, marocains... du 11ème au 20ème siècle. De nouveaux commentaires traditionnels ou contemporains traduits en français voient régulièrement le jour et ce sont des sources inépuisables de découverte et d'apprentissage.</span></p>

<p><span style="font-size:15px">Vous trouverez sur notre site, à la catégorie "Torah / Bible" </span><a href="https://www.anaellejudaica.fr/torah-bible/4">Page 4 - TORAH / BIBLE - Anaëlle Judaica (anaellejudaica.fr)</a><span style="font-size:15px">  toutes les versions juives de l'Ancien Testament, puis aussi dans les sous-catégories "commentaires Torah" et "commentaires Nakh / Prophètes Hagiographes", toute une sélection commentaires et enseignements !</span></p>]]></content:encoded>
            </item>
                        <item>
                <title><![CDATA[COMMENT CHOISIR SON TALITH ?]]></title>
                <link>https://www.anaellejudaica.fr/blog/le-coin-du-savoir/comment-choisir-son-talith.html</link>
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                <pubDate>Sun, 20 Feb 2022 11:05:02 +0100</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Anaëlle]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[Le talith est le châle de prières dans lequel s'enveloppent les hommes juifs, lors de la prière du matin. Selon l'usage séfarade, les garçons le revêtent à partir de l'age de 13 ans, lorsqu'ils sont devenus Bar Mitsva, et selon l'usage achkénaze, seulement à partir du jour de leur mariage. 

Dans la Bible, ce n'est pas le talith qui est évoqué mais les tsitsith, les franges rituelles qui y sont accrochées. 

   "Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras de se faire des tsitsit aux coins de leurs vêtements, à travers leurs générations, et ils mettront sur le coin de chaque tsitsit un fil de tekhelet. Afin que vous vous rappeliez tous les commandements de Dieu, et les réalisiez, et que vous ne suiviez pas les désirs de vos cœurs et de vos yeux pour vous laisser entraîner à l’infidélité. Vous vous souviendrez ainsi de Mes commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez saints pour votre Dieu. Je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait vous élever du pays d’Égypte, pour être votre Dieu. Je suis l’Éternel, votre Dieu" (Nombres chapitre 15, versets 38 à 41). 

 Le commandement est encore rappelé plus loin "Tu mettras des franges aux quatre coins du vêtement dont tu te couvriras (Deutéronome chapitre 22, verset 12). 

Evidemment, nous ne vivons plus à l'époque biblique et les vêtements ne sont plus des étoles et des tuniques à quatre angles, les Sages ont ainsi décidé que les tsitit seraient accrochés à des petits vêtements spéciaux (Talith Katan ou petit Talith) que les hommes pieux revêtent sous leurs vêtements de ville.  

La coutume s'est instituée de porter aussi lors de la prière du matin, tous les jours et Chabbat, un Talith Gadol, ou grand talith. Cette tradition comporte tout un rituel précis quant à la façon dont l'homme juif s'en enveloppe après la bénédiction suivante : 

בָּרוּך אַתָּה ה’ אֱ-להֵינוּ מֶלֶך הָעוֹלָם אַשֶׁר קִדְשָנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָנוּ עַל מִצְוַת צִיצִת 

 Baroukh ata Ado-nay  élo-hénou mélekh haolam acher kidéchanou bémitsvotav vétsivanou léhithatef betsitsith. 

Puisses-tu être une source de bénédictions, Hachem, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements, et nous a ordonné la mitzvah de tzitzith. 

  

Le Talith est aussi utilisé le jour du mariage, il sert généralement de dais nuptial ou h'oupa. Une coutume s'est instaurée ces dernières décénnies : c'est la fiancée qui doit se charger de l'achat du Talith pour son fiancé. 

Vous le savez peut-être, lors d'un décès, la personne défunte est envelopée dans son Talith avant de rejoindre son cercueil. Le Talith auquel on a enlevé les Tsitsit (qui sont considérés comme objets consacrés ou saints) devient alors un linceul. 

Si vous avez bien lu les versets bibliques cités plus haut, les tstitsit de chacun des 4 angles devaient comporter parmi les quatre fils, trois fils blancs et un fil teinté de bleu (le nombre de tsitsit bleu diverge selon les sages). Ce bleu ( tekhelet ) était obtenu à partir de l'encre d'un mollusque appelé H'ilazon que les sages et autorités rabbiniques ne savent plus identifier depuis de très nombreux siècles. La coutume a de ce fait disparu et ce symbole du fil bleu (bleu noir ?) s'est alors retrouvé sur les bandes bleues ou noires qui décorent les Talith en laine. Rappelons que la couleur bleue est le symbole de la Royauté ! 

Certaines communautés hassidiques ont décidé de renouer avec la coutume du fil bleu et l'ont intégré à leurs franges rituelles depuis plus de cent ans et il faut le reconnaitre, ces dernières années, l'interêt pour cette coutume perdue du fil bleu semble croissant ! 

Je vous propose un petit tableau ci-dessous pour vous aider à choisir la taille de votre Talith. La taille standard est la taille 60 ou Medium, si vous hésitez, choisissez celle-ci, car sa hauteur est de 140 cm, ce qui est déja bien couvrant quand on le revêt ! 

  


	
		
			
			TAILLE ISRAELIENNE 
			
			
			TAILLE INTERNATIONALE 
			
			
			Dimensions en cm 
			
			
			Mensurations 
			
		
		
			
			Taille 55 
			
			
			Small 
			
			
			130 x180 cm 
			
			
			Jusqu’à la Bar Mitsva 
			
		
		
			
			Taille 60 
			
			
			Medium 
			
			
			140 x 190 cm 
			
			
			De 1m55 à 1m70 
			
		
		
			
			Taille 70 
			
			
			Large 
			
			
			150 x 200 cm 
			
			
			De 1m70 à 1m85 
			
		
		
			
			Taille 80 
			
			
			XL 
			
			
			170 x 210 cm 
			
			
			Plus de 1m85 
			
		
	

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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le <em>talith </em>est le<strong> châle de prières dans lequel s'enveloppent les hommes juifs</strong>, lors de la prière du matin. Selon l'usage séfarade, les garçons le revêtent à partir de l'age de 13 ans, lorsqu'ils sont devenus <strong>Bar Mitsva</strong>, et selon l'usage achkénaze, seulement à partir du<strong> jour de leur mariage</strong>.</p>

<p>Dans la <strong>Bible</strong>, ce n'est pas le <em>talith </em>qui est évoqué mais les <strong><em>tsitsith</em>, les franges rituelles</strong> qui y sont accrochées.</p>

<p>  <em> "Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras de se faire des tsitsit aux coins de leurs vêtements, à travers leurs générations, et ils mettront sur le coin de chaque tsitsit un fil de tekhelet. Afin que vous vous rappeliez tous les commandements de Dieu, et les réalisiez, et que vous ne suiviez pas les désirs de vos cœurs et de vos yeux pour vous laisser entraîner à l’infidélité. Vous vous souviendrez ainsi de Mes commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez saints pour votre Dieu. Je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait vous élever du pays d’Égypte, pour être votre Dieu. Je suis l’Éternel, votre Dieu" </em>(Nombres chapitre 15, versets 38 à 41).</p>

<p> Le commandement est encore rappelé plus loin <em>"Tu mettras des franges aux quatre coins du vêtement dont tu te couvriras </em>(Deutéronome chapitre 22, verset 12).</p>

<p>Evidemment, nous ne vivons plus à l'époque biblique et les vêtements ne sont plus des étoles et des tuniques à quatre angles, les Sages ont ainsi décidé que les <strong><em>tsitit </em>seraient accrochés à des petits vêtements spéciaux (<em>Talith Katan </em>ou petit Talith) que les hommes pieux revêtent sous leurs vêtements de ville. </strong></p>

<p>La coutume s'est instituée de porter aussi <strong>lors de la prière du matin, tous les jours et Chabbat, un <em>Talith Gadol</em>, ou grand talith</strong>. Cette tradition comporte tout un rituel précis quant à la façon dont l'homme juif s'en enveloppe après la bénédiction suivante :</p>

<p><span style="color:#000000;"><span style="font-size: 14.5px;">בָּרוּך אַתָּה ה’ אֱ-להֵינוּ מֶלֶך הָעוֹלָם אַשֶׁר קִדְשָנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָנוּ עַל מִצְוַת צִיצִת</span></span></p>

<p><span style="color:#000000;"> <strong>Baroukh ata Ado-nay  élo-hénou mélekh haolam acher</strong><strong> kidéchanou bémitsvotav vétsivanou léhithatef betsitsith.</strong></span></p>

<p><span style="color:#000000;"><span style="font-size: 14.5px;">Puisses-tu être une source de bénédictions, Hachem, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements, et nous a ordonné la mitzvah de tzitzith.</span></span></p>

<p> </p>

<p>Le <strong>Talith est aussi utilisé le jour du mariage, il sert généralement de dais nuptial ou <em>h'oupa</em></strong>. Une coutume s'est instaurée ces dernières décénnies : c'est la fiancée qui doit se charger de l'achat du Talith pour son fiancé.</p>

<p>Vous le savez peut-être, lors d'un <strong>décès, la personne défunte est envelopée dans son </strong><em><strong>Talith</strong> </em>avant de rejoindre son cercueil. <strong>Le Talith auquel on a enlevé les <em>Tsitsit </em>(qui sont considérés comme objets consacrés ou saints)<em> </em>devient alors un linceul</strong>.</p>

<p>Si vous avez bien lu les versets bibliques cités plus haut, <strong>les tstitsit de chacun des 4 angles devaient comporter parmi les quatre fils, trois fils blancs et un fil teinté de bleu </strong>(le nombre de <em>tsitsit </em>bleu diverge selon les sages). Ce bleu ( <em>tekhelet </em>) était obtenu à partir de l'encre d'un mollusque appelé <em>H'ilazon </em>que les sages et autorités rabbiniques ne savent plus identifier depuis de très nombreux siècles. La <strong>coutume a de ce fait disparu</strong> et ce symbole du fil bleu (bleu noir ?) s'est alors retrouvé sur les bandes bleues ou noires qui décorent les Talith en laine. Rappelons que <strong>la couleur bleue est le symbole de la Royauté </strong>!</p>

<p>Certaines communautés hassidiques ont décidé de renouer avec la coutume du fil bleu et l'ont intégré à leurs franges rituelles depuis plus de cent ans et il faut le reconnaitre,<strong> ces dernières années, l'interêt pour cette coutume perdue du fil bleu semble croissant</strong> !</p>

<p>Je vous <strong>propose un petit tableau ci-dessous pour vous aider à choisir la taille de votre <em>Talith</em></strong>. La taille standard est la taille 60 ou Medium, si vous hésitez, choisissez celle-ci, car sa hauteur est de 140 cm, ce qui est déja bien couvrant quand on le revêt !</p>

<p> </p>

<table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" style="width:624px">
	<tbody>
		<tr>
			<td style="width:151px">
			<p><span style="color:#DAA520"><strong>TAILLE ISRAELIENNE</strong></span></p>
			</td>
			<td style="width:170px">
			<p><span style="color:#DAA520"><strong>TAILLE INTERNATIONALE</strong></span></p>
			</td>
			<td style="width:151px">
			<p><span style="color:#DAA520"><strong>Dimensions en cm</strong></span></p>
			</td>
			<td style="width:151px">
			<p><span style="color:#DAA520"><strong>Mensurations</strong></span></p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="width:151px">
			<p>Taille 55</p>
			</td>
			<td style="width:170px">
			<p>Small</p>
			</td>
			<td style="width:151px">
			<p>130 x180 cm</p>
			</td>
			<td style="width:151px">
			<p>Jusqu’à la Bar Mitsva</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="width:151px">
			<p>Taille 60</p>
			</td>
			<td style="width:170px">
			<p>Medium</p>
			</td>
			<td style="width:151px">
			<p>140 x 190 cm</p>
			</td>
			<td style="width:151px">
			<p>De 1m55 à 1m70</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="width:151px">
			<p>Taille 70</p>
			</td>
			<td style="width:170px">
			<p>Large</p>
			</td>
			<td style="width:151px">
			<p>150 x 200 cm</p>
			</td>
			<td style="width:151px">
			<p>De 1m70 à 1m85</p>
			</td>
		</tr>
		<tr>
			<td style="width:151px">
			<p>Taille 80</p>
			</td>
			<td style="width:170px">
			<p>XL</p>
			</td>
			<td style="width:151px">
			<p>170 x 210 cm</p>
			</td>
			<td style="width:151px">
			<p>Plus de 1m85</p>
			</td>
		</tr>
	</tbody>
</table><img src="https://www.anaellejudaica.fr/_i/240620/m250-422/2686/26/seule-la-priere-approche-de-cette-concision-et-de-cette-purete-qui-fondent-la-verite-de-l-ecriture-ecrire-c-est-comme-une-priere-aller-a-l-essentiel.png" alt="Seule la prière approche de cette concision et de cette pureté qui fondent la vérité de l'écriture. Ecrire, c'est comme une prière, aller à l'essentiel." />]]></content:encoded>
            </item>
                        <item>
                <title><![CDATA[UNE MEZOUZA, QU'EST-CE QUE C'EST ?]]></title>
                <link>https://www.anaellejudaica.fr/blog/le-coin-du-savoir/une-mezouza-qu-est-ce-que-c-est.html</link>
                <guid>https://www.anaellejudaica.fr/blog/le-coin-du-savoir/une-mezouza-qu-est-ce-que-c-est.html</guid>
                <pubDate>Thu, 17 Feb 2022 12:14:00 +0100</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Anaëlle]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[Que vous soyez Juif ou non, si vous êtes sur ce site, c'est que vous avez déja entendu parlé de la mezouza, ce petit boitier qu'on fixe à l'entrée des foyers juifs et même à chaque chambranle de porte. Mais savez-vous vraiment ce qu'elle représente et ce qu'elle contient ? 


Origine et tradition de la Mezouza 


Le mot mézouza désigne en réalité, en hébreu, l'encadrement de la porte mais par glissement de sens, il évoque maintenant le parchemin contenu dans un boitier. Ce rouleau de parchemin, klaf en hébreu, contient les deux premiers paragraphes de la  prière centrale du Chema Israel, qui est composée de versets de la Torah (Deutéronome Chapitre VI : versets 4-9, et Chapitre XI : versets 13-21). C'est une des premières prières fondamentales que les enfants apprennent, qu'on récite au cours des offices du matin (Chah'arit) et du soir (arvit ou maariv), et aussi avant de se coucher. Cette prière contient précisément l'injonction de fixer une mezouza aux portes des foyers. En voici la traduction : 

Écoute Israël, l’Éternel est notre D.ieu, l’Éternel est Un. Tu aimeras l’Éternel ton D.ieu de tout ton coeur, de toute ton âme, avec tout ton pouvoir. Que les paroles que Je t’adresse aujourd’hui soient sur ton coeur. Tu les enseigneras à tes fils, tu en parleras assis dans ta maison, en marchant sur le chemin, à ton coucher et à ton lever. Tu les attacheras en signe sur ta main et elles seront comme fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur les encadrements de ta maison et à tes portes. 

 Si vous écoutez bien Mes commandements que Je vous ordonne aujourd’hui, d’aimer l’Éternel votre D.ieu et le servir de tout votre coeur et de toute votre âme, alors Je donnerai la pluie de votre terre en son temps, averse d’automne et ondée printemps, et tu récolteras ton blé, ton vin et ton huile. Je donnerai l’herbe dans ton champ pour ton bétail, tu mangeras et tu seras rassasié. Gardez-vous de laisser séduire votre coeur, de vous écarter et de séduire d’autres dieux, de vous prosterner devant eux. La colère de l’Éternel s’enflammerait contre vous. Il fermerait les cieux, il n ‘ y aurait plus de pluie et la terre ne donnerait plus sa récolte, et vous disparaîtriez bientôt du bon pays que D.ieu vous donne. Mettez ces paroles que Je vous énonce, dans votre coeur et dans votre âme, attachez-les comme signe à votre main et qu’elles soient en fronteau entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos fils, pour vous en entretenir assis dans votre maison, en marchant sur le chemin, en se couchant et en se levant. Tu l’écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes afin que se multiplient vos jours et ceux de vos enfants sur la terre que D.ieu à juré à vos pères de leur donner, comme les jours des cieux sur la terre. 

Le troisième paragraphe que voici fait partie du Chema Israel mais n'est pas écrit dans la mezouza : 

L'Éternel parla à Moïse en ces termes : Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur de se faire des franges aux coins de leurs vêtements, dans toutes leurs générations, et d'ajouter à la frange de chaque coin un cordon d'azur. Cela formera pour vous des franges dont la vue vous rappellera tous les commandements de l'Éternel, afin que vous les exécutiez et ne vous égariez pas à la suite de votre cœur et de vos yeux, qui vous entraînent à l'infidélité. Vous vous rappellerez ainsi et vous accomplirez tous mes commandements, et vous serez saints pour votre Dieu. Je suis l'Éternel votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte pour devenir votre Dieu ; Je suis moi, l'Éternel, je suis votre Dieu ! 

Le parchemin ou klaf  utilisé pour la mezouza mesure 7, 10, 12 ou 15 centimètres principalement. Il vaut mieux éviter le plus petit format de 7 cm car la calligraphie doit être irréprochable et c'est un travail très compliqué sur un si petit format. Le mode de préparation du parchemin reste immuable depuis des siècles et des siècles. Il s'agit d'un morceau de cuir très fin sur lequel un premier travail consiste à tracer de légers sillons invisibles. Ces sillons ou stries sont utilisées par le sofer (scribe) pour y "accrocher" les lettres hébraïques, car contraitement à l'alphabet latin qui repose sur une ligne, la lettre hébraïque est comme suspendue sous la ligne ! Le travail du scribe ou sofer  peut alors commencer, ce dernier étant un homme religieux extrêmement consciencieux dans son ouvrage. 

Sur le dessus du parchemin, vous verrez inscrites les trois lettres hébraïques shin, daleth et youd (שדי) ou Shaddaï qui est un des noms de D'ieu, et auquel on donne le sens de Shomer Daltot Israel, le Gardien des Portes d'Israël. Cependant, attention, une mezouza n'est pas un talisman ou une amulette mais bel et bien tout simplement l'application d'un commandement biblique (mitsva) ! Un petit verset énigmatique "kuzo mukhsaz kuzo" se trouve écrit à l'envers tout en haut du klaf, sur le revers du parchemin en transparence derrière le Hachem Elokenou Hachem (L'Eternel est notre D'ieu, l'Eternel) qui sont les premiers mots du Chema. Ce petit verset reprend les lettres suivantes dans l’alphabet hébreu de Hachem Elokenou Hachem et a un certain symbolisme kabbalistique dont je ne saurais malheureusement pas plus vous parler... 

Il reste de nombreuses choses à apprendre sur la mezouza, sa symbolique, ses règles précises de calligraphie...Cependant, vous êtes maintenant à même de comprendre l'importance de ce petit rouleau traditionnel et sacré. Jetez un coup d'œil sur notre site pour trouver un parchemin et le présenter dans l'un des boitiers décorés que nous avons sélectionnés pour vous en Israël ! 


Comment poser une mezouza ?


Une mezouza se fixe sur le montant extérieur droit de la porte d'une pièce, sur son tiers supérieur. On la fixera de façon verticale ou légèrement en diagonale : Rachi pensait qu'il fallait orienter le parchemin verticalement tandis que son petit-fils, Rabbénou Tam estimait que sa position devait être horizontale...Si leurs avis divergeaient, tous deux étaient néanmoins d'accord pour estimer qu'en la posant de manière oblique, en diagonale, on est ainsi quitte de son obligation ! 

On doit fixer la mezouza à toute porte ou tout passage entre deux pièces, sauf toilettes, salle de bains, celliers (si l'on peut manger et dormir dans une pièce, alors la mezouza doit être fixée). On fixe donc le boitier à droite, en diagonale vers l'intérieur de la pièce, sur le tiers supérieur du chambranle (en général, au niveau du regard), et à l'extérieur de la pièce concernée. 

Un homme comme une femme peut réaliser cette Mitsva, et si plusieurs mezouzot sont fixées au même moment, on prononce, avant la pose, la bénédiction suivante une seule fois en pensant s'acquitter pour tous les parchemins : 

בָּרוּךְ אַתָּה יי אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר קִדְּשַׁנוּ בְּמִצְו‌ֹתָיו וְצִוָּנוּ לִקְבּוֹעַ מְזוּזָה 

BAROUKH ATA ADO-NAÏ ELO-HÉNOU MÉLÉKH HAOLAM ACHÈRE KIDÉCHANOU BÉMITSVOTAV VÉTSIVANOU LIKBOA MÉZOUZA. 

"Tu es source de bénédiction, Hachem, notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Ses Commandements et nous as ordonné de fixer une Mézouza." 

Mazal Tov ! On tâchera de faire vérifier l'état de ses parchemins tous les 7 ans. 
]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size:15px;">Que vous soyez Juif ou non, si vous êtes sur ce site, c'est que vous avez déja entendu parlé de la <em>mezouza</em>, ce <strong>petit boitier qu'on fixe à l'entrée des foyers juifs</strong> et même à chaque chambranle de porte. Mais savez-vous vraiment ce qu'elle représente et ce qu'elle contient ?</span></p>

<h1><strong><span style="font-size:15px;">Origine et tradition de la Mezouza </span></strong></h1>

<p><span style="font-size:15px;">Le mot <em>mézouza </em>désigne en réalité, en hébreu, l'encadrement de la porte mais par glissement de sens, il évoque maintenant le <strong>parchemin </strong>contenu dans un boitier. Ce rouleau de parchemin, <em>klaf </em>en hébreu, contient les <strong>deux premiers paragraphes de la  prière centrale du <em>Chema Israel</em></strong>, qui est composée de versets de la Torah (Deutéronome Chapitre VI : versets 4-9, et Chapitre XI : versets 13-21). C'est une des premières prières fondamentales que les enfants apprennent, qu'on récite au cours des offices du matin (<em>Chah'arit</em>) et du soir (<em>arvit </em>ou <em>maariv</em>), et aussi avant de se coucher. Cette prière contient précisément l'injonction de fixer une mezouza aux portes des foyers. En voici la traduction :</span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><em>Écoute Israël, l’Éternel est notre D.ieu, l’Éternel est Un. Tu aimeras l’Éternel ton D.ieu de tout ton coeur, de toute ton âme, avec tout ton pouvoir. Que les paroles que Je t’adresse aujourd’hui soient sur ton coeur. Tu les enseigneras à tes fils, tu en parleras assis dans ta maison, en marchant sur le chemin, à ton coucher et à ton lever. Tu les attacheras en signe sur ta main et elles seront comme fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur les encadrements de ta maison et à tes portes.</em></span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><em> Si vous écoutez bien Mes commandements que Je vous ordonne aujourd’hui, d’aimer l’Éternel votre D.ieu et le servir de tout votre coeur et de toute votre âme, alors Je donnerai la pluie de votre terre en son temps, averse d’automne et ondée printemps, et tu récolteras ton blé, ton vin et ton huile. Je donnerai l’herbe dans ton champ pour ton bétail, tu mangeras et tu seras rassasié. Gardez-vous de laisser séduire votre coeur, de vous écarter et de séduire d’autres dieux, de vous prosterner devant eux. La colère de l’Éternel s’enflammerait contre vous. Il fermerait les cieux, il n ‘ y aurait plus de pluie et la terre ne donnerait plus sa récolte, et vous disparaîtriez bientôt du bon pays que D.ieu vous donne. Mettez ces paroles que Je vous énonce, dans votre coeur et dans votre âme, attachez-les comme signe à votre main et qu’elles soient en fronteau entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos fils, pour vous en entretenir assis dans votre maison, en marchant sur le chemin, en se couchant et en se levant. Tu l’écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes afin que se multiplient vos jours et ceux de vos enfants sur la terre que D.ieu à juré à vos pères de leur donner, comme les jours des cieux sur la terre.</em></span></p>

<p><span style="font-size:15px;">Le troisième paragraphe que voici fait partie du <em>Chema Israel</em> mais n'est pas écrit dans la <em>mezouza </em>:</span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><em>L'Éternel parla à Moïse en ces termes : Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur de se faire des franges aux coins de leurs vêtements, dans toutes leurs générations, et d'ajouter à la frange de chaque coin un cordon d'azur. Cela formera pour vous des franges dont la vue vous rappellera tous les commandements de l'Éternel, afin que vous les exécutiez et ne vous égariez pas à la suite de votre cœur et de vos yeux, qui vous entraînent à l'infidélité. Vous vous rappellerez ainsi et vous accomplirez tous mes commandements, et vous serez saints pour votre Dieu. Je suis l'Éternel votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte pour devenir votre Dieu ; Je suis moi, l'Éternel, je suis votre Dieu !</em></span></p>

<p><span style="font-size:15px;">Le parchemin ou <em>klaf  </em>utilisé pour la mezouza mesure 7, 10, 12 ou 15 centimètres principalement. Il vaut mieux éviter le plus petit format de 7 cm car la <strong>calligraphie doit être irréprochable</strong> et c'est un travail très compliqué sur un si petit format. Le mode de préparation du parchemin reste immuable depuis des siècles et des siècles. Il s'agit d'un <strong>morceau de cuir très fin</strong> sur lequel un premier travail consiste à tracer de légers sillons invisibles. Ces sillons ou stries sont utilisées par le <em>sofer </em>(scribe) pour y "accrocher" les lettres hébraïques, car contraitement à l'alphabet latin qui repose sur une ligne, la lettre hébraïque est comme suspendue sous la ligne ! Le travail du scribe ou <em>sofer  </em>peut alors commencer, ce dernier étant un homme religieux extrêmement consciencieux dans son ouvrage.</span></p>

<p><span style="font-size:15px;">Sur le dessus du parchemin, vous verrez inscrites les trois lettres hébraïques s<em>hin</em>, <em>daleth </em>et <em>youd (</em>שדי) ou <strong><em>Shaddaï </em>qui est un des noms de D'ieu, et auquel on donne le sens de <em>Shomer Daltot Israel</em>, le Gardien des Portes d'Israël</strong>. Cependant, attention, une mezouza n'est pas un talisman ou une amulette mais bel et bien tout simplement l'application d'un commandement biblique (<em>mitsva</em>) ! Un petit verset énigmatique <em>"kuzo mukhsaz kuzo" </em>se trouve écrit à l'envers tout en haut du <em>klaf</em>, sur le revers du parchemin en transparence derrière le <em>Hachem Elokenou Hachem</em> (L'Eternel est notre D'ieu, l'Eternel) qui sont les premiers mots du <em>Chema</em>. Ce petit verset reprend les lettres suivantes dans l’alphabet hébreu de <em>Hachem Elokenou Hachem</em> et a un certain symbolisme kabbalistique dont je ne saurais malheureusement pas plus vous parler...</span></p>

<p><span style="font-size:15px;">Il reste de nombreuses choses à apprendre sur la mezouza, sa symbolique, ses règles précises de calligraphie...Cependant, vous êtes maintenant à même de comprendre l'importance de ce petit rouleau traditionnel et sacré. Jetez un coup d'œil sur notre site pour trouver un parchemin et le présenter dans l'un des boitiers décorés que nous avons sélectionnés pour vous en Israël !</span></p>

<h1><strong><span style="font-size:15px;">Comment poser une mezouza ?</span></strong></h1>

<p><span style="font-size:15px;">Une <em>mezouza </em>se fixe sur le <strong>montant extérieur droit</strong> de la porte d'une pièce, sur son <strong>tiers supérieur</strong>. On la fixera de façon verticale ou légèrement en diagonale : <em>Rachi </em>pensait qu'il fallait orienter le parchemin verticalement tandis que son petit-fils, <em>Rabbénou Tam</em> estimait que sa position devait être horizontale...Si leurs avis divergeaient, tous deux étaient néanmoins d'accord pour estimer qu'en la posant de <strong>manière oblique</strong>, en diagonale, on est ainsi quitte de son obligation !</span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><strong>On doit fixer la <em>mezouza </em>à toute porte ou tout passage entre deux pièces</strong>, sauf toilettes, salle de bains, celliers (si l'on peut manger et dormir dans une pièce, alors la <em>mezouza </em>doit être fixée). On fixe donc le boitier à droite, en diagonale vers l'intérieur de la pièce, sur le tiers supérieur du chambranle (en général, au niveau du regard), et à l'extérieur de la pièce concernée.</span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><strong>Un homme comme une femme peut réaliser cette <em>Mitsva</em></strong>, et si plusieurs mezouzot sont fixées au même moment, on prononce, avant la pose, la bénédiction suivante <strong>une seule fois</strong> en pensant s'acquitter pour tous les parchemins :</span></p>

<p><span style="font-size:15px;"><span style="color: rgb(32, 33, 34);">בָּרוּךְ אַתָּה יי אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר קִדְּשַׁנוּ בְּמִצְו‌ֹתָיו וְצִוָּנוּ לִקְבּוֹעַ מְזוּזָה</span></span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:15px;">BAROUKH ATA ADO-NAÏ ELO-HÉNOU MÉLÉKH HAOLAM ACHÈRE KIDÉCHANOU BÉMITSVOTAV VÉTSIVANOU LIKBOA MÉZOUZA.</span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:15px;">"Tu es source de bénédiction, Hachem, notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Ses Commandements et nous as ordonné de fixer une Mézouza."</span></p>

<p style="text-align:justify"><span style="font-size:15px;"><strong>Mazal Tov ! </strong>On tâchera de faire vérifier l'état de ses parchemins tous les 7 ans.</span></p><img src="https://www.anaellejudaica.fr/_i/240620/m250-280/1199/82/image-par-ben-burton-de-pixabay.jpeg" alt="Image par Ben Burton de Pixabay" />]]></content:encoded>
            </item>
                        <item>
                <title><![CDATA[QUEL EST LE POINT COMMUN ENTRE LES PSAUMES, LE PEREK CHIRA ET LE TIKOUN HAKLALI ?]]></title>
                <link>https://www.anaellejudaica.fr/blog/le-coin-du-savoir/quel-est-le-point-commun-entre-les-psaumes-le-perek-chira-et-le-tikoun-haklali.html</link>
                <guid>https://www.anaellejudaica.fr/blog/le-coin-du-savoir/quel-est-le-point-commun-entre-les-psaumes-le-perek-chira-et-le-tikoun-haklali.html</guid>
                <pubDate>Wed, 16 Feb 2022 10:54:04 +0100</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Anaëlle]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[Bonne question s'il en est ! Pour certains, c'est une évidence, mais pour ceux pour lesquels les mots Perek Chira et Tikoun Haklali restent abstraits, l'article suivant clarifiera le sujet. Je ne vous fais pas attendre plus longtemps, le point commun de ces trois textes de la liturgie juive est qu'ils sont attribués au Roi David qui composait des poèmes et était musicien. Car les textes du Perek Chira et du Tikoun Haklali sont constitués tout simplement par des versets des Psaumes. 

Tout d'abord, le Livre des Psaumes fait partie de la Bible. On a l'habitude de l'imprimer dans des livres indépendants car ils font l'objet d'une récitation quotidienne si on le souhaite ou encore pour des circonstances particulières (guérison, supplications..). Ainsi un Livre de Psaumes est partagé en lecture quotidienne par jour de la semaine ou par jour du mois. On y retrouve aussi généralement une liste établie par le Hida (Rabbi Haïm Joseph David Azoulay) au 18ème siècle, avec les vertus de chacun des 150 psaumes.  

 Quant au Perek Chira, son origine est plus complexe : Il apparait la première fois en 1576 dans un livre du rabbin grec Moïse Ben Yossef Mitrani. Selon l'Encyclopeda Judaica, Perek Chira serait mentionné dans la littérature Juive dès le 10ème siècle. Le Perek Chira est composé de versets issus principalement des Psaumes dans lesquels toute la diversité de la Création s'exprime (animaux, végétaux, éléments...). Il connait un très grand regain d'intéret depuis une vingtaine d'années. 

Enfin le Tikoun Haklali fait partie de la littérature et de la liturgie du mouvement H'assidique Breslev. Il est constitué de dix psaumes de David (Psaumes 16, 32, 41, 42, 59, 77, 90, 105, 137 et 150) que Rabbi Nahman dans les toutes premières années du 19ème siècle a demandé à ses fidèles de réciter. Rabbi Nathan, l’élève de Rabbi Na’hman, a expliqué "qu'Il ne faut surtout pas sombrer dans la tristesse et le chagrin, car il faut regretter et avoir confiance en Hachem qui aidera à surmonter les épreuves". Ces dix psaumes peuvent être récités à n'importe quel moment de la journée, ils servent à se rapprocher de D'ieu et à rester vertueux. C'est un moyen facile et accessible de retrouver le chemin du monde de la prière : dix psaumes avec des louanges et des supplications, faciles à comprendre et dont on doit absolument lire la traduction si le sens ne nous est pas clair en hébreu ! 
]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<img src="https://www.anaellejudaica.fr/_i/240620/m250-502/2652/2/livre-psaumes-anaelle-judaica.jpeg" alt="LIVRE-PSAUMES-ANAELLE-JUDAICA" /><p>Bonne question s'il en est ! Pour certains, c'est une évidence, mais pour ceux pour lesquels les mots <em>Perek Chira</em> et <em>Tikoun Haklali</em> restent abstraits, l'article suivant clarifiera le sujet. Je ne vous fais pas attendre plus longtemps, le point commun de ces trois textes de la liturgie juive est qu'ils sont attribués au <strong>Roi David qui composait des poèmes et était musicien.</strong> Car les textes du <em>Perek Chira </em>et du <em>Tikoun Haklali </em>sont constitués tout simplement par des versets des Psaumes.</p>

<p>Tout d'abord, <strong>le Livre des Psaumes fait partie de la Bible</strong>. On a l'habitude de l'imprimer dans des livres indépendants car ils font l'objet d'une récitation quotidienne si on le souhaite ou encore pour des circonstances particulières (guérison, supplications..). Ainsi un Livre de Psaumes est partagé en lecture quotidienne par jour de la semaine ou par jour du mois. On y retrouve aussi généralement <strong>une liste établie par le Hida</strong> (Rabbi Haïm Joseph David Azoulay) au 18ème siècle, avec les <strong>vertus de chacun des 150 psaumes</strong>. </p>

<p> Quant au<strong> Perek Chira</strong>, son origine est plus complexe : <strong>Il apparait la première fois en 1576 </strong>dans un livre du rabbin grec Moïse Ben Yossef Mitrani. Selon l'Encyclopeda Judaica, <strong>Perek Chira serait mentionné dans la littérature Juive dès le 10ème siècle</strong>. Le Perek Chira est composé de <strong>versets issus principalement des Psaumes </strong>dans lesquels toute la diversité de la Création s'exprime (animaux, végétaux, éléments...). Il connait un très grand regain d'intéret depuis une vingtaine d'années.</p>

<p>Enfin le <strong>Tikoun Haklali</strong> fait partie de la littérature et de la liturgie du mouvement H'assidique Breslev. Il est constitué de dix psaumes de David (Psaumes 16, 32, 41, 42, 59, 77, 90, 105, 137 et 150) que Rabbi Nahman dans les toutes premières années du 19ème siècle a demandé à ses fidèles de réciter. Rabbi Nathan, l’élève de Rabbi Na’hman, a expliqué "qu'<strong>Il ne faut surtout pas sombrer dans la tristesse et le chagrin, car il faut regretter et avoir confiance en Hachem qui aidera à surmonter les épreuves</strong>". Ces dix psaumes peuvent être récités à n'importe quel moment de la journée, ils servent à <strong>se rapprocher de D'ieu et à rester vertueux</strong>. C'est un moyen facile et accessible de<strong> retrouver le chemin du monde de la prière</strong> : dix psaumes avec des louanges et des supplications, faciles à comprendre et dont on doit absolument lire la traduction si le sens ne nous est pas clair en hébreu !</p>]]></content:encoded>
            </item>
                        <item>
                <title><![CDATA[LE CHABBAT DANS LA LITTERATURE]]></title>
                <link>https://www.anaellejudaica.fr/blog/le-coin-du-savoir/anaelle-judaica.html</link>
                <guid>https://www.anaellejudaica.fr/blog/le-coin-du-savoir/anaelle-judaica.html</guid>
                <pubDate>Fri, 14 Jan 2022 16:13:30 +0100</pubDate>
                <dc:creator><![CDATA[Anaëlle]]></dc:creator>
                <description><![CDATA[La Littérature Juive nous offre de magnifiques textes à la gloire du Chabbat et je suis sûre que vous aurez envie de me communiquer des textes qui vous reviennent en mémoire ! N'hésitez pas, si le blog d'Anaëlle Judaica pouvait être participatif, ce serait encore plus convivial ! Voici pour le moment quelques extraits : 

1 - Le foulard de SAMUEL JOSEPH AGNON (1888 Galicie - 1970 Jérusalem). Agnon fut le premier écrivain de langue hébraïque à recevoir le Prix Nobel de Littérature pour son oeuvre en 1966 ! 

Qu’elle était belle cette soirée de sabbat, quand nous revenions de la synagogue. Le ciel était plein d’étoiles et la maison de bougies. Les hommes, revêtus de leur habits de Chabbat, marchaient avec mon père, tranquillement afin de ne pas importuner les anges qui accompagnent les hommes, le vendredi soir, de la synagogue à leur demeure. A la maison, des bougies étaient allumées, la table était préparée et une bonne odeur de pain blanc s’exhalait. Une nappe blanche était étendue sur la table et deux pains y étaient disposés. une petite serviette les recouvrait, par respect pour eux, afin qu’ils n’aient pas honte de ce que le vin fût béni avant eux. 

Mon père s’inclina en entrant et dit : 

« Que ce sabbat soit béni béni par la paix ! 

– Oui, qu’il soit béni par la paix !  » répondit Maman. 

Mon père regarda la table et se mit à chanter : "Shalom Aleikhem". Maman était assise près de la table, son livre de prières à la main.  Depuis le plafond, le grand lustre nous éclairait de ses dix bougies, en souvenir des Dix Commandements. Sur la table, d’autres bougies : une près de mon père, une près de ma mère, une auprès de chaque enfant. Bien que nous fussions plus petits que papa et maman, nos bougies étaient aussi grandes que les leurs. 

J’observais alors un changement dans le visage de ma mère : son front était diminué par le foulard attaché sur la tête jusqu’à la naissance des cheveux ; ses yeux semblaient agrandis et luisaient pendant que mon père s’avançait en chantant "Eshet Hail" et les pans de son foulard, sous son manteau tremblaient un peu, car les anges du Chabbat agitaient leurs ailes et faisaient du vent. Sachez bien, en effet, que les fenêtres étaient fermées ; d’où serait venu le vent, s’il n’était sorti des ailes des anges, comme il est écrit dans le Psaume : « Il fait des vents, ses anges » ? A ce moment, j’ai retenu mon souffle pour ne pas embarrasser les anges, et j’ai regardé maman dans toute sa dignité ; je fus saisi d’une grande émotion à cause de ce Chabbat qui nous a été donnés. 

J’ai senti soudain que l’on me caressait les joues. Je ne sais pas si c’étaient les ailes des anges qui me frôlaient ou les pans du foulard. Heureux celui qui a mérité que les bons anges frôlent sa tête, heureux celui dont la mère caresse la tête, les soirs de Chabbat. 

Ce texte est extrait du livre 21 nouvelles de S.J. Agnon, Editions Albin Michel, 1977. Il fait partie de la nouvelle : Le foulard et a été traduit de l’hébreu par M.R. Leblanc. 

source : Agnon, Qu'elle était belle cette soirée de Shabbat | Kef Israël (kefisrael.com) 

  

2 -  Ici le shabbat se sent chez lui, (traduit du yiddish en hébreu par Aliat Karp, Editions Makor Rishon, 2021). Ouvrage reprenant la traduction d'articles écrits par ISAAC BASHEVIS SINGER dans le journal yiddish américain Forverts en 1955, lors de son premier voyage en Israël. Isaac Bashevis Singer fut, comme Samuel Joseph Agnon, Prix Nobel de Littérature en 1978. Il fut, quant à lui, le premier Prix Nobel de langue yiddish. 

“Si c’était un kibboutz religieux, la femme allumerait les bougies et le mari se rendrait à la synagogue pour accueillir le shabbat. Mais ici, c’est le soleil qui allume les bougies. Il colore les monts alentour d’une rougeur merveilleuse, l’éclat de bougies de shabbat célestes… La transition entre le jour et la nuit est rapide.  

Il y a un instant encore, le soleil était rouge flamboyant, et voici que les étoiles apparaissent dans l’obscurité. Nuit de shabbat. J’ai un sentiment étrange – ici, on ne peut pas profaner le shabbat. Il est là, empreint de sa sainteté intrinsèque. Ici, le shabbat se sent chez lui, et ces jeunes gens et jeunes filles professant l’athéisme ne parviennent pas à le chasser” 

source : Israël sous la plume d’Isaac Bashevis Singer  - Ops & Blogs | The Times of Israël (timesofisrael.com) 

  

3 - Sur Chabbat, un extrait de l'oeuvre de Isaac Bashevis Singer issu de la revue "the New York Jewish Week" 

Le repas du vendredi soir était terminé, mais les bougies brûlaient toujours dans les chandeliers en argent. Un criquet stridulait derrière le poêle et la mèche de la lampe émettait un léger bruit de succion alors qu’elle tirait le kérosène. Sur la table couverte se trouvait une carafe en cristal avec du vin et une coupe de Kiddush en argent, gravée du mur des lamentations ; près d’eux se trouvait un couteau à pain avec un manche en nacre et un napperon pour les Halot, brodé de fil d’or. 

Le maître de maison, encore jeune, avait les yeux bleus et une petite barbe jaune. Son caftan du shabbat n’était pas fait de satin, comme c’était la coutume avec les hassidim, mais de soie. Il portait également un col impeccable autour du cou et un ruban qui servait de cravate. La maîtresse portait une robe avec un motif d’arabesques et une perruque blonde ornée de peignes. Elle avait le visage d’une jeune fille: ronde, sans ride, avec un petit nez et des yeux clairs. 

Dehors, la neige gisait dans de grandes tranchées, étincelantes sous la pleine lune. Le gel et la buée essayaient toujours de peindre un arbre, une fleur, une feuille de palmier ou un buisson sur les vitres, mais dans la chaleur de la pièce, les motifs fondaient rapidement. 

source : Isaac Bashevis Singer on Shabbat | Jewish Week (timesofisrael.com) 

  

4 - Phaëlle et le chasseur de lumières (2021 Editions de l'Harmattan) de Ygal Levy, auteur, metteur en scène et interprète français.  

Nous avons toutefois suivi les conseils réunis du Dayan et du Rav COrcos d'appliquer les commandements du mieux que nous pouvions. Schmoël s'appliquait à faire des bénédictions sur chaque aliment, nous gardions le Shabbat, y compris dans la conjugaison, nous nous interdisions jusqu'à l'emploi du futur pour ne profiter que de l'instant présent, comme le prévoit scupuleusement ce commandement du Shabbat. 

Chaque matin, il plaçait ses phylactères sur le bras au millimètre près, s'efforçant d'avoir les plus belles pensées, d'exprimer les plus belles louanges, prêt, s'il le fallait, à ne plus regarder une bougie ni la moindre lumière d'étoile de toute son existence... 

  

5 - Les Batisseurs du Temps du Rabbin américain ABRAHAM HESCHEL (1907, Varsovie - 1972, New York). Le rabbin Heschel était issu de familles hassiques, mais il choisit aux Etats-Unis une carrière au sein du mouvement Conservative, Massorti. Ses textes et son investissement ont marqué durablement le Judaisme américain, mais aussi dans tous les pays où il a été traduit. 

Que serait un monde sans Shabbat ? Ce serait un monde qui ne connaîtrait que lui-même, avec un dieu dénaturé comme un objet ; un monde séparé de Dieu par un infranchissable abîme. Un monde sans Shabbat ne saurait pas que l’éternité possède une fenêtre qui s’ouvre sur le temps…
Le Shabbat est le don le plus précieux que Dieu ait prélevé sur Son trésor en faveur de l’humanité. Tout au long de la semaine, l’esprit est trop loin de nous, nous dépérissons de l’absence de l’esprit. Au mieux, nous prions : « Envoie-nous, Seigneur, une parcelle de Ton Esprit. » Mais le Shabbat, l’esprit est là et c’est lui qui nous prie : acceptez de moi toute perfection… Mais ce que nous offre l’esprit est souvent trop haut pour nous. Nous acceptons le repos et le bien-être et laissons échapper l’inspiration du jour, ignorant d’où il vient et pourquoi il est là. [...] 

Nous pouvons toute la semaine peser notre richesse et nous inquiéter de notre pauvreté, mettre en balance nos succès et nos défaillances, mesurer le pas qui nous rapproche de nos ambitions, ou qui nous en éloigne. Mais qui, à la vue de ce fugitif rayon d’éternité, pourrait se sentir déçu, sinon de la vanité de sa propre détresse ?
[…] Le Shabbat est un jour d’harmonie et de paix, paix entre l’homme et l’homme, paix en l’homme, paix avec toute chose…
Ainsi le Shabbat est plus qu’un armistice, plus qu’un entracte ; c’est l’harmonie profonde et consciente entre l’homme et l’univers, une sympathie totale, une participation à l’esprit qui unit ce qui est en bas et ce qui est en haut. Tout ce qui est divin dans le monde s’unit à Dieu.
Tel est le Shabbat, et le vrai bonheur de l’univers… 

  

6 - Le livre de ma mère, ALBERT COHEN (Corfou, 1895- Genève 1981). Albert Cohen est un écrivain suisse d'origine grecque dont l'œuvre est fortement influencée par ses racines séfarades. 

L'après-midi du vendredi, qui est chez les Juifs le commencement du saint jour de sabbat, elle se faisait belle et ornée, ma mère. Elle mettait sa solennelle robe de soie noire et ceux de ses bijoux qui lui restaient encore. [...]
Chaque sabbat, à Marseille, où je venais, de Genève, passer mes vacances, ma mère nous attendait, mon père et moi, qui allions revenir de la synagogue avec les brins de myrte à la main. Ayant fini d'orner pour le sabbat son humble appartement qui était son juif royaume et sa pauvre
patrie, elle était assise, ma mère, toute seule, devant la table cérémonieuse du sabbat et, cérémonieuse, elle attendait son fils et son mari. Assise et se forçant à une sage immobilité pour ne point déranger sa belle parure, émue et guindée d'être dignement corsetée, émue d'être bien habillée
et respectable, émue de plaire bientôt à ses deux amours, son mari et son fils, dont elle allait entendre bientôt les pas importants dans l'escalier, émue de ses cheveux bien ordonnés et lustrés d'antique huile d'amandes douces, car elle était peu roublarde en toilette, émue comme une petite
fille de distribution de prix, ma vieillissante mère attendait ses deux buts de vie, son fils et son mari. 


Assise sous mon portrait de quinze ans qui était son autel, mon affreux portrait qu'elle trouvait admirable, assise devant la table du sabbat et les trois bougies allumées, devant la table de fête qui était déjà un morceau du royaume du Messie, ma mère avait une respiration satisfaite mais un peu pathétique car ils allaient arriver, ses deux hommes, les flambeaux de sa vie. Oh oui ! se réjouissait-elle, ils trouveraient l'appartement si propre et luxueux en ce sabbat, ils la complimenteraient sur l'ordre éblouissant de son appartement, et ils la complimenteraient aussi sur l'élégance de sa robe. Son fils, qui n'avait jamais l'air de regarder mais qui voyait tout, lancerait unrapide coup d'oeil sur cette nouvelle collerette et ces nouveaux poignets de dentelle et, oui, certainement, ces transformations auraient son importante approbation. Et elle était déjà fière, elle préparait déjà ce qu'elle allait leur dire, peut-être avec quelques innocentes exagérations sur ses rapidités et prouesses domestiques. Et ils verraient quelle femme capable elle était, quelle reine de maison. Telles étaient les ambitions de ma mère. Elle restait là, assise et toute amour familial, à leur énumérer déjà en pensée tout ce qu'elle avait cuisiné et lavé et rangé. 

De temps à autre, elle allait à la cuisine faire, de ses petites mains où brillait une auguste alliance, d'inutiles et gracieux tapotements artistes avec la cuiller de bois sur les boulettes de viande qui mijotaient dans le coulis grenat des tomates. Ses petites mains potelées et de peau si fine, dont je la complimentais avec un peu d'hypocrisie et beaucoup d'amour, car son naïf contentement me ravissait. Elle était si adroite pour la cuisine, si maladroite pour tout le reste. Mais dans sa cuisine, où elle gardait son pimpant de vieille dame, quel fameux capitaine résolu elle était. Naïfs tapotements de ma mère en sa cuisine, tapotements de la cuiller sur les boulettes, ô rites, sages tapotements tendres et mignons, absurdes et inefficaces, si aimants et satisfaits, et qui disiez son âme rassérénée de voir que tout allait bien, que les boulettes étaient parfaites et seraient approuvées par ses deux difficiles, ô très avisés et nigauds tapotements à jamais disparus, tapotements de ma mère qui toute seule imperceptiblement souriait en sa cuisine, grâce gauche et majestueuse, majesté de ma mère. 

  

  

  
]]></description>
                <content:encoded><![CDATA[<img src="https://www.anaellejudaica.fr/_i/240620/m250-747/1391/49/bread-ga274df631-640.jpeg" alt="bread-ga274df631_640" /><p>La Littérature Juive nous offre de magnifiques textes à la gloire du Chabbat et je suis sûre que vous aurez envie de me communiquer des textes qui vous reviennent en mémoire ! N'hésitez pas, si le blog d'Anaëlle Judaica pouvait être participatif, ce serait encore plus convivial ! Voici pour le moment quelques extraits :</p>

<p><span style="color:#000000">1 -<strong> Le foulard</strong> de SAMUEL JOSEPH AGNON (1888 Galicie - 1970 Jérusalem). Agnon fut le premier écrivain de langue hébraïque à recevoir le Prix Nobel de Littérature pour son oeuvre en 1966 !</span></p>

<p>Qu’elle était belle cette soirée de sabbat, quand nous revenions de la synagogue. Le ciel était plein d’étoiles et la maison de bougies. Les hommes, revêtus de leur habits de Chabbat, marchaient avec mon père, tranquillement afin de ne pas importuner les anges qui accompagnent les hommes, le vendredi soir, de la synagogue à leur demeure. A la maison, des bougies étaient allumées, la table était préparée et une bonne odeur de pain blanc s’exhalait. Une nappe blanche était étendue sur la table et deux pains y étaient disposés. une petite serviette les recouvrait, par respect pour eux, afin qu’ils n’aient pas honte de ce que le vin fût béni avant eux.</p>

<p>Mon père s’inclina en entrant et dit :</p>

<p>« Que ce sabbat soit béni béni par la paix !</p>

<p>– Oui, qu’il soit béni par la paix !  » répondit Maman.</p>

<p>Mon père regarda la table et se mit à chanter : "<em>Shalom Aleikhem</em>". Maman était assise près de la table, son livre de prières à la main.  Depuis le plafond, le grand lustre nous éclairait de ses dix bougies, en souvenir des Dix Commandements. Sur la table, d’autres bougies : une près de mon père, une près de ma mère, une auprès de chaque enfant. Bien que nous fussions plus petits que papa et maman, nos bougies étaient aussi grandes que les leurs.</p>

<p>J’observais alors un changement dans le visage de ma mère : son front était diminué par le foulard attaché sur la tête jusqu’à la naissance des cheveux ; ses yeux semblaient agrandis et luisaient pendant que mon père s’avançait en chantant "<em>Eshet Hail</em>" et les pans de son foulard, sous son manteau tremblaient un peu, car les anges du Chabbat agitaient leurs ailes et faisaient du vent. Sachez bien, en effet, que les fenêtres étaient fermées ; d’où serait venu le vent, s’il n’était sorti des ailes des anges, comme il est écrit dans le Psaume : « Il fait des vents, ses anges » ? A ce moment, j’ai retenu mon souffle pour ne pas embarrasser les anges, et j’ai regardé maman dans toute sa dignité ; je fus saisi d’une grande émotion à cause de ce Chabbat qui nous a été donnés.</p>

<p>J’ai senti soudain que l’on me caressait les joues. Je ne sais pas si c’étaient les ailes des anges qui me frôlaient ou les pans du foulard. Heureux celui qui a mérité que les bons anges frôlent sa tête, heureux celui dont la mère caresse la tête, les soirs de Chabbat.</p>

<p><span style="color:rgb(51, 51, 51); font-size:13px">Ce texte est extrait du livre 21 nouvelles de S.J. Agnon, Editions Albin Michel, 1977. Il fait partie de la nouvelle : Le foulard et a été traduit de l’hébreu par M.R. Leblanc.</span></p>

<p><span style="color:rgb(51, 51, 51); font-size:13px">source : </span><a href="http://kefisrael.com/2020/08/20/agnon-quelle-etait-belle-cette-soiree-de-shabbat/">Agnon, Qu'elle était belle cette soirée de Shabbat | Kef Israël (kefisrael.com)</a></p>

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<p><span style="color:#000000">2 - <strong><span style="font-size:18px"> </span>Ici le shabbat se sent chez lui</strong>, (traduit du yiddish en hébreu par Aliat Karp, Editions Makor Rishon, 2021). Ouvrage reprenant la traduction d'articles écrits par ISAAC BASHEVIS SINGER dans le journal yiddish américain <em>Forverts </em>en 1955, lors de son premier voyage en Israël. Isaac Bashevis Singer fut, comme Samuel Joseph Agnon, Prix Nobel de Littérature en 1978. Il fut, quant à lui, le premier Prix Nobel de langue yiddish.</span></p>

<p>“Si c’était un kibboutz religieux, la femme allumerait les bougies et le mari se rendrait à la synagogue pour accueillir le shabbat. Mais ici, c’est le soleil qui allume les bougies. Il colore les monts alentour d’une rougeur merveilleuse, l’éclat de bougies de shabbat célestes… La transition entre le jour et la nuit est rapide. </p>

<p>Il y a un instant encore, le soleil était rouge flamboyant, et voici que les étoiles apparaissent dans l’obscurité. Nuit de shabbat. J’ai un sentiment étrange – ici, on ne peut pas profaner le shabbat. Il est là, empreint de sa sainteté intrinsèque. Ici, le shabbat se sent chez lui, et ces jeunes gens et jeunes filles professant l’athéisme ne parviennent pas à le chasser”</p>

<p>source : <a href="https://frblogs.timesofisrael.com/israel-sous-la-plume-disaac-bashevis-singer/">Israël sous la plume d’Isaac Bashevis Singer  - Ops & Blogs | The Times of Israël (timesofisrael.com)</a></p>

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<p><span style="color:#000000">3 - <strong>Sur Chabbat</strong>, un extrait de l'oeuvre de Isaac Bashevis Singer issu de la revue "<em>the New York Jewish Week</em>"</span></p>

<p>Le repas du vendredi soir était terminé, mais les bougies brûlaient toujours dans les chandeliers en argent. Un criquet stridulait derrière le poêle et la mèche de la lampe émettait un léger bruit de succion alors qu’elle tirait le kérosène. Sur la table couverte se trouvait une carafe en cristal avec du vin et une coupe de <em>Kiddush </em>en argent, gravée du mur des lamentations ; près d’eux se trouvait un couteau à pain avec un manche en nacre et un napperon pour les <em>Halot</em>, brodé de fil d’or.</p>

<p>Le maître de maison, encore jeune, avait les yeux bleus et une petite barbe jaune. Son caftan du shabbat n’était pas fait de satin, comme c’était la coutume avec les hassidim, mais de soie. Il portait également un col impeccable autour du cou et un ruban qui servait de cravate. La maîtresse portait une robe avec un motif d’arabesques et une perruque blonde ornée de peignes. Elle avait le visage d’une jeune fille: ronde, sans ride, avec un petit nez et des yeux clairs.</p>

<p>Dehors, la neige gisait dans de grandes tranchées, étincelantes sous la pleine lune. Le gel et la buée essayaient toujours de peindre un arbre, une fleur, une feuille de palmier ou un buisson sur les vitres, mais dans la chaleur de la pièce, les motifs fondaient rapidement.</p>

<p>source : <a href="https://jewishweek.timesofisrael.com/isaac-bashevis-singer-on-shabbat/">Isaac Bashevis Singer on Shabbat | Jewish Week (timesofisrael.com)</a></p>

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<p>4 - <strong>Phaëlle et le chasseur de lumières</strong> (2021 Editions de l'Harmattan) de Ygal Levy, auteur, metteur en scène et interprète français. </p>

<p>Nous avons toutefois suivi les conseils réunis du Dayan et du Rav COrcos d'appliquer les commandements du mieux que nous pouvions. Schmoël s'appliquait à faire des bénédictions sur chaque aliment, nous gardions le Shabbat, y compris dans la conjugaison, nous nous interdisions jusqu'à l'emploi du futur pour ne profiter que de l'instant présent, comme le prévoit scupuleusement ce commandement du Shabbat.</p>

<p>Chaque matin, il plaçait ses phylactères sur le bras au millimètre près, s'efforçant d'avoir les plus belles pensées, d'exprimer les plus belles louanges, prêt, s'il le fallait, à ne plus regarder une bougie ni la moindre lumière d'étoile de toute son existence...</p>

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<p><span style="color:#000000">5 - <strong>Les Batisseurs du Temps</strong> du Rabbin américain ABRAHAM HESCHEL (1907, Varsovie - 1972, New York). Le rabbin Heschel était issu de familles hassiques, mais il choisit aux Etats-Unis une carrière au sein du mouvement Conservative, <em>Massorti</em>. Ses textes et son investissement ont marqué durablement le Judaisme américain, mais aussi dans tous les pays où il a été traduit.</span></p>

<p>Que serait un monde sans Shabbat ? Ce serait un monde qui ne connaîtrait que lui-même, avec un dieu dénaturé comme un objet ; un monde séparé de Dieu par un infranchissable abîme. Un monde sans Shabbat ne saurait pas que l’éternité possède une fenêtre qui s’ouvre sur le temps…<br />
Le Shabbat est le don le plus précieux que Dieu ait prélevé sur Son trésor en faveur de l’humanité. Tout au long de la semaine, l’esprit est trop loin de nous, nous dépérissons de l’absence de l’esprit. Au mieux, nous prions : « Envoie-nous, Seigneur, une parcelle de Ton Esprit. » Mais le Shabbat, l’esprit est là et c’est lui qui nous prie : acceptez de moi toute perfection… Mais ce que nous offre l’esprit est souvent trop haut pour nous. Nous acceptons le repos et le bien-être et laissons échapper l’inspiration du jour, ignorant d’où il vient et pourquoi il est là. [...]</p>

<p>Nous pouvons toute la semaine peser notre richesse et nous inquiéter de notre pauvreté, mettre en balance nos succès et nos défaillances, mesurer le pas qui nous rapproche de nos ambitions, ou qui nous en éloigne. Mais qui, à la vue de ce fugitif rayon d’éternité, pourrait se sentir déçu, sinon de la vanité de sa propre détresse ?<br />
[…] Le Shabbat est un jour d’harmonie et de paix, paix entre l’homme et l’homme, paix en l’homme, paix avec toute chose…<br />
Ainsi le Shabbat est plus qu’un armistice, plus qu’un entracte ; c’est l’harmonie profonde et consciente entre l’homme et l’univers, une sympathie totale, une participation à l’esprit qui unit ce qui est en bas et ce qui est en haut. Tout ce qui est divin dans le monde s’unit à Dieu.<br />
Tel est le Shabbat, et le vrai bonheur de l’univers…</p>

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<p><span style="color:#000000;">6 - <strong>Le livre de ma mère</strong>, ALBERT COHEN (Corfou, 1895- Genève 1981). Albert Cohen est un écrivain suisse d'origine grecque</span><span style="color:#000000;"> dont l'œuvre est fortement influencée par ses racines séfarades.</span></p>

<p>L'après-midi du vendredi, qui est chez les Juifs le commencement du saint jour de sabbat, elle se faisait belle et ornée, ma mère. Elle mettait sa solennelle robe de soie noire et ceux de ses bijoux qui lui restaient encore. [...]<br />
Chaque sabbat, à Marseille, où je venais, de Genève, passer mes vacances, ma mère nous attendait, mon père et moi, qui allions revenir de la synagogue avec les brins de myrte à la main. Ayant fini d'orner pour le sabbat son humble appartement qui était son juif royaume et sa pauvre<br />
patrie, elle était assise, ma mère, toute seule, devant la table cérémonieuse du sabbat et, cérémonieuse, elle attendait son fils et son mari. Assise et se forçant à une sage immobilité pour ne point déranger sa belle parure, émue et guindée d'être dignement corsetée, émue d'être bien habillée<br />
et respectable, émue de plaire bientôt à ses deux amours, son mari et son fils, dont elle allait entendre bientôt les pas importants dans l'escalier, émue de ses cheveux bien ordonnés et lustrés d'antique huile d'amandes douces, car elle était peu roublarde en toilette, émue comme une petite<br />
fille de distribution de prix, ma vieillissante mère attendait ses deux buts de vie, son fils et son mari.</p>

<p><br />
Assise sous mon portrait de quinze ans qui était son autel, mon affreux portrait qu'elle trouvait admirable, assise devant la table du sabbat et les trois bougies allumées, devant la table de fête qui était déjà un morceau du royaume du Messie, ma mère avait une respiration satisfaite mais un peu pathétique car ils allaient arriver, ses deux hommes, les flambeaux de sa vie. Oh oui ! se réjouissait-elle, ils trouveraient l'appartement si propre et luxueux en ce sabbat, ils la complimenteraient sur l'ordre éblouissant de son appartement, et ils la complimenteraient aussi sur l'élégance de sa robe. Son fils, qui n'avait jamais l'air de regarder mais qui voyait tout, lancerait unrapide coup d'oeil sur cette nouvelle collerette et ces nouveaux poignets de dentelle et, oui, certainement, ces transformations auraient son importante approbation. Et elle était déjà fière, elle préparait déjà ce qu'elle allait leur dire, peut-être avec quelques innocentes exagérations sur ses rapidités et prouesses domestiques. Et ils verraient quelle femme capable elle était, quelle reine de maison. Telles étaient les ambitions de ma mère. Elle restait là, assise et toute amour familial, à leur énumérer déjà en pensée tout ce qu'elle avait cuisiné et lavé et rangé.</p>

<p>De temps à autre, elle allait à la cuisine faire, de ses petites mains où brillait une auguste alliance, d'inutiles et gracieux tapotements artistes avec la cuiller de bois sur les boulettes de viande qui mijotaient dans le coulis grenat des tomates. Ses petites mains potelées et de peau si fine, dont je la complimentais avec un peu d'hypocrisie et beaucoup d'amour, car son naïf contentement me ravissait. Elle était si adroite pour la cuisine, si maladroite pour tout le reste. Mais dans sa cuisine, où elle gardait son pimpant de vieille dame, quel fameux capitaine résolu elle était. Naïfs tapotements de ma mère en sa cuisine, tapotements de la cuiller sur les boulettes, ô rites, sages tapotements tendres et mignons, absurdes et inefficaces, si aimants et satisfaits, et qui disiez son âme rassérénée de voir que tout allait bien, que les boulettes étaient parfaites et seraient approuvées par ses deux difficiles, ô très avisés et nigauds tapotements à jamais disparus, tapotements de ma mère qui toute seule imperceptiblement souriait en sa cuisine, grâce gauche et majestueuse, majesté de ma mère.</p>

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